Biennale de Luanda : Felix Tshisekedi appelle à faire de l’eau une force de paix en Afrique

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Le Président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a proposé, jeudi 22 octobre 2026 à Luanda, en Angola, de renforcer la portée de la coalition africaine pour la sécurité hydrique en y intégrant explicitement la prévention des conflits, la médiation et la consolidation de la paix. Cette proposition a été formulée à l’ouverture de la quatrième Biennale de Luanda, consacrée au rôle de la gouvernance de l’eau dans la stabilité du continent.

Le chef de l’État congolais a rappelé que cette initiative avait déjà été évoquée en juillet 2026 à N’Djaména, au Tchad. Il a plaidé pour un mécanisme continental qui fasse de la gestion des ressources en eau un instrument de coopération entre les États africains, notamment ceux qui partagent des cours d’eau et des bassins hydriques.

Le Président Tshisekedi a présenté trois priorités au cours de son intervention notamment l’adoption de règles communes et le partage d’informations fiables entre États riverains, le recours à la coopération autour de l’eau comme moyen de médiation et la réalisation de projets dont les bénéfices sont répartis équitablement entre les populations concernées.

Pour Félix Tshisekedi, une gestion concertée de cette ressource peut contribuer à prévenir les tensions liées à son accès et à favoriser des relations pacifiques entre les pays. La coopération hydrique est présentée en ce jour comme un moyen de rapprocher les États plutôt que de laisser les différends liés aux ressources alimenter les conflits.

La RDC fixe ses objectifs d’accès à l’eau pour 2035

Au cours de son intervention, Félix Tshisekedi a également annoncé les objectifs de la République démocratique du Congo à l’horizon 2035 : atteindre un taux d’accès à l’eau potable de 60 % et porter l’accès à l’assainissement à 50 %. Ces objectifs mettent en avant les défis nationaux liés à l’approvisionnement en eau potable et aux services d’assainissement.

Leur réalisation nécessite notamment des investissements dans les infrastructures, de l’extension des services et la mise en œuvre des politiques publiques concernées. Le Président congolais défend une approche qui associe la gestion durable de l’eau à la diplomatie préventive et à la coopération régionale.
« L’eau nous relie. À nous de faire de ce lien une force de paix pour l’Afrique », a-t-il conclu.

Organisée conjointement par le gouvernement angolais, l’Union africaine et l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), la quatrième Biennale de Luanda réunit des responsables politiques et des acteurs de différents secteurs autour de la promotion d’une culture de paix et de non-violence en Afrique.

Loss-Adonis Ngoyi


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