La Banque Mondiale a annoncé, ce mercredi 14 octobre 2026, un financement additionnel de 80 millions de dollars pour renforcer la lutte contre l’épidémie d’Ebola en RDC. Cette enveloppe doit améliorer la détection du virus, la prise en charge des patients et la prévention des infections, tout en maintenant les services de santé essentiels dans les zones touchées.
Accordé dans le cadre du programme de Préparation, Riposte et Résilience face aux Urgences Sanitaires (HEPRR), ce financement soutiendra plusieurs activités prioritaires : la surveillance épidémiologique, le fonctionnement des laboratoires, les soins aux patients et la prévention des infections. La Banque mondiale prévoit également de renforcer la mobilisation des communautés et la continuité des services de santé.
Selon l’institution, les investissements déjà réalisés dans le cadre de ce programme produisent des résultats concrets. Les délais de détection de la maladie sont passés de dix jours au début de l’épidémie à un ou deux jours en septembre 2026. Cette amélioration permet aux équipes sanitaires de repérer plus rapidement les cas et d’accélérer la riposte.
Des équipements et du personnel pour accélérer la riposte
La Banque Mondiale indique avoir soutenu le déploiement d’experts techniques congolais à Bunia, dans la province de l’Ituri, afin de renforcer les interventions sur le terrain. Son appui a également permis de livrer 104 plateformes de diagnostic Radione, 70 000 tests destinés à détecter le virus Ebola de souche Bundibugyo, ainsi que 340 tonnes de médicaments et d’équipements médicaux. Des véhicules ont aussi été financés pour améliorer la surveillance épidémiologique.
Pour Albert Zeufack, directeur des opérations de la Banque mondiale pour la RDC, ce financement prolonge l’appui apporté aux autorités congolaises depuis le début de l’épidémie. L’institution affirme avoir mobilisé ses ressources financières et son assistance technique pour accompagner le gouvernement dans la gestion de cette urgence sanitaire.
Le financement additionnel doit aussi contribuer au maintien des services de santé maternelle et infantile en Ituri, présentée par la Banque mondiale comme l’épicentre de l’épidémie. L’objectif consiste à protéger les femmes et les nouveau-nés tout en évitant les interruptions de soins. L’appui vise également à préserver les moyens de subsistance des communautés touchées et à permettre aux enfants de poursuivre leur scolarité dans des conditions sûres.
La Banque mondiale prévoit 13 millions de dollars supplémentaires pour renforcer la préparation et la coordination sanitaires dans les onze pays couverts par le programme HEPRR. Ces ressources permettront à la Communauté de santé d’Afrique orientale, centrale et australe (ECSA-HC) et à l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) d’intensifier leur assistance technique et la coordination transfrontalière.
Au total, le Groupe de la Banque mondiale affirme avoir engagé 426,6 millions de dollars pour soutenir la riposte globale à l’urgence Ebola, à travers des dons existants et nouveaux ainsi que des financements concessionnels.
Asia Kayombo










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