Corridor de Lobito : La RDC demande une feuille de route pour accélérer les projets

Partager cet article

‎La République démocratique du Congo veut accélérer la réalisation des projets du corridor de Lobito en s’appuyant sur une feuille de route  et assortie d’indicateurs de suivi. Cette position a été défendue par le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, lors de la deuxième Réunion de coordination de haut niveau tenue du 5 au 6 octobre 2026 à Lusaka, en Zambie, avec l’Angola, la Zambie, la Banque mondiale et plusieurs partenaires au développement.
‎
‎La rencontre a permis aux parties prenantes de réaffirmer leur volonté d’accélérer la mise en œuvre des investissements prévus dans le corridor de Lobito. Les participants ont notamment misé sur un Plan Directeur Commun devant servir de cadre aux différentes actions prioritaires. Pour la RDC, l’objectif est désormais de passer des engagements à leur mise en œuvre concrète. Julien Paluku Kahongya a ainsi plaidé pour une feuille de route permettant de suivre l’avancement des différentes composantes du corridor à partir d’indicateurs précis.

‎Les échanges commerciaux et les PME ciblés
‎
‎Plusieurs contraintes qui ralentissent encore la circulation des biens et des personnes ont également été examinées. La simplification des procédures administratives aux frontières figure parmi les priorités retenues. Les participants ont aussi identifié le développement des échanges commerciaux, une participation accrue des petites et moyennes entreprises ainsi que la création d’emplois comme des axes importants de la mise en œuvre du corridor.
‎
‎La question énergétique a également occupé une place importante dans les discussions. Les investissements dans ce secteur doivent notamment permettre d’accroître la transformation locale des minerais et des produits agricoles avant leur exportation. Cette orientation vise à renforcer la valeur ajoutée créée dans les pays traversés par le corridor, notamment à travers le développement d’activités liées à la transformation des ressources.

‎Des investissements ferroviaires et routiers attendus
‎
‎Les participants ont également insisté sur la nécessité de financer et d’exécuter les projets prioritaires dans les infrastructures ferroviaires et routières. La modernisation des infrastructures frontalières, notamment les postes-frontières à arrêt unique, figure également parmi les priorités évoquées. Dans ce cadre, le ministre du Commerce extérieur a salué la mobilisation annoncée de 2 milliards d’euros par l’Union européenne en faveur du développement du corridor de Lobito. Selon la partie congolaise, cette enveloppe doit contribuer à accélérer les investissements nécessaires aux infrastructures et à renforcer l’intégration économique régionale.
‎
‎De son côté, le ministre d’État, ministre du Plan et de l’Aide au développement, Guylain Nyembo Mbwizya, a annoncé que la RDC allait engager des réformes dans le cadre de l’harmonisation du Plan Directeur Commun du corridor de Lobito. Cette démarche doit permettre d’aligner les priorités nationales sur une stratégie commune aux pays concernés et à leurs partenaires techniques et financiers.
‎
‎La deuxième Réunion de coordination de haut niveau ouvre ainsi une nouvelle étape dans la mise en œuvre du corridor, avec l’objectif de mieux structurer les priorités, de suivre leur avancement et de rapprocher les engagements pris de leur réalisation concrète.

_Asia Kayombo_


Partager cet article
Categories:

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *