Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a annoncé, ce vendredi 25 septembre 2026 lors du Conseil des ministres tenu à Kinshasa, le lancement de la deuxième édition du Baromètre National du Climat des Affaires 2026. A l’occasion, il a demandé à la Première Ministre, Judith Suminwa Tuluka, d’accélérer l’exécution des réformes et assignations ministérielles liées à l’amélioration de l’environnement des affaires.
Cette démarche vise à mesurer l’évolution de la perception des opérateurs économiques, à évaluer l’impact des réformes engagées et à identifier les contraintes qui persistent dans le secteur privé.
Un nouveau baromètre pour mesurer l’évolution du climat des affaires
Cette décision intervient dans un contexte où le secteur privé continue à faire face à plusieurs difficultés, malgré les orientations données et les efforts engagés ces dernières années pour améliorer le climat des affaires. Le Président de la République a relevé la persistance de contraintes qui traduisent notamment un niveau encore insuffisant d’exécution de plusieurs réformes.
La première édition du Baromètre National du Climat des Affaires avait établi un score de 37 sur 100, révélant une perception peu satisfaisante de l’environnement des affaires. Elle avait également permis d’identifier les principales contraintes rencontrées par les opérateurs économiques et de dégager la nécessité de mettre en œuvre des réformes correctives.
Pour cette deuxième édition, le Chef de l’État a instruit son Cabinet, à travers la Cellule Climat des Affaires, de lancer le Baromètre National du Climat des Affaires 2026. Il a insisté sur la nécessité d’assurer une représentativité suffisante des opérateurs économiques.
Une participation attendue des entreprises
Les différentes corporations d’entreprises sont appelées à participer activement à cette nouvelle édition. Le Gouvernement, par l’intermédiaire des ministères et services concernés, devra pour sa part apporter à la Cellule Climat des Affaires toute la collaboration requise pour la réalisation de cette opération. Le nouveau baromètre devra notamment mesurer l’évolution de la perception des opérateurs économiques et apprécier l’impact des réformes déjà engagées. Il devra également permettre d’identifier les contraintes qui demeurent présentes dans l’environnement des affaires.
Les résultats attendus auront plusieurs fonctions. Ils serviront d’instrument de redevabilité, de base à l’élaboration du Plan stratégique du Climat des affaires pour la transformation structurelle de l’économie, mais aussi de support au Dialogue Public-Privé que le Président de la République entend présider personnellement. Parallèlement au lancement du baromètre, le Président de la République a demandé à la Première Ministre de procéder, dans les meilleurs délais, à une évaluation rigoureuse de l’état d’exécution des réformes et assignations relatives à l’amélioration du climat des affaires.
Cette évaluation devra permettre d’identifier les avancées réalisées, les actions en cours ainsi que les blocages persistants. Une attention particulière devra être accordée aux mesures ayant un impact direct sur les activités des opérateurs économiques. La Première Ministre devra également veiller à l’accélération de la mise en œuvre des réformes concernées et au strict respect du mécanisme de suivi et d’évaluation arrêté à cet effet.
Des rapports attendus dans un délai de 30 jours
Pour renforcer le suivi de ces engagements, les rapports issus des évaluations devront être systématiquement présentés en Conseil des Ministres dans un délai de trente jours. Ce mécanisme doit permettre au Gouvernement d’assurer un suivi régulier de l’exécution des assignations et, lorsque cela s’avère nécessaire, d’adopter rapidement les mesures correctives appropriées.
L’amélioration du climat des affaires doit ainsi, selon les orientations rappelées par le Président de la République, se traduire par des résultats concrets et perceptibles pour les entreprises, notamment à travers la simplification des procédures, la réduction des délais administratifs, le renforcement de la sécurité juridique et judiciaire, une meilleure prévisibilité fiscale et parafiscale ainsi que l’élimination des pratiques irrégulières.
Asia Kayombo










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