Mines: la Belgique soutient le partenariat STL-Umicore pour développer la filière du germanium en RDC

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La stratégie de la République Démocratique du Congo visant à transformer localement ses minerais critiques, reçoit un nouvel appui international. Le gouvernement belge a approuvé l’octroi d’une garantie de l’Etat destinée à accompagner le partenariat entre la Société du Terril de Lubumbashi (STL) et le groupe Umicore, un projet centré sur le développement de la filière du germanium, un métal stratégique utilisé dans plusieurs industries de la haute technologie.

Cette décision émane de l’ambition des autorités congolaises à réduire les exportations de minerais à l’état brut et de favoriser la création de valeur sur le territoire national. Le partenariat prévoit notamment le développement des capacités locales de transformation, le partage d’expertise industrielle ainsi que le transfert de technologies liées à la production et au traitement du germanium.

Pour Kinshasa, cette coopération s’inscrit dans une politique plus large de repositionnement du secteur minier. Le gouvernement rappelle que faire des ressources minérales un moteur d’industrialisation en encourageant des investissements capables de développer une industrie locale, de renforcer les compétences nationales et d’accroître les retombées économiques des activités extractives doivent être une priorité.

Cette orientation est portée par le Président Félix Tshisekedi et mise en œuvre par le gouvernement dirigé par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka. Au ministère des Mines, Louis Watum Kabamba défend une approche qui privilégie des partenariats associant transformation industrielle, innovation technologique et développement du capital humain afin d’intégrer davantage la RDC dans les chaînes de valeur mondiales.

Le projet associant STL et Umicore répond à logique de la sécurisation de l’approvisionnement en minerais critiques, il vise à développer en RDC les activités de transformation du germanium, tout en favorisant l’assistance technique, le transfert de savoir-faire et la montée en compétence des acteurs nationaux.

Les autorités congolaises considèrent cette coopération comme une étape supplémentaire dans leur stratégie de valorisation des ressources naturelles. L’objectif est de faire évoluer progressivement le modèle économique du secteur minier, en privilégiant la production de valeur ajoutée sur le territoire national plutôt que la simple exportation des matières premières.

Loss-Adonis Ngoyi


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