RDC : le Parc national de la Garamba sort de la Liste du patrimoine mondial en danger

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Vingt-huit ans après y avoir été inscrite, l’aire protégée de Garamba, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, n’est plus considérée comme « en péril ». Le Comité du patrimoine mondial de l’Unesco a décidé le 25 juillet 2026 à Busan, en Corée du Sud, de retirer le parc de cette liste, au terme d’une évaluation jugée « rigoureuse et impartiale » par les autorités congolaises.

Pour l’Unesco, cette décision récompense des efforts de protection désormais jugés « suffisamment solides » pour préserver la valeur universelle exceptionnelle du site. Elle fait suite à un long suivi et consacre surtout le modèle de cogestion mis en place en 2005 entre l’Institut Congolais pour la Conservation de la nature, l’ICCN, et l’ONG African Parks. Ce partenariat a permis de restructurer la surveillance, de former des éco-gardes, de développer la collecte de renseignements et le suivi scientifique, et d’associer plus étroitement les communautés riveraines à la gestion du parc.

À Kinshasa comme sur le terrain, la nouvelle a été accueillie comme une reconnaissance. La direction de la Garamba y voit « une étape importante » qui « honore des décennies de travail et de dévouement ».
L’ONG African Parks souligne des « efforts continus pour protéger ce paysage exceptionnel ».
Le directeur général de l’ICCN, Yves Milan Ngangay, intervenant en visioconférence depuis Busan, a exprimé sa gratitude et estimé que cette décision « réaffirme avec force la valeur universelle exceptionnelle de ce joyau naturel ».

Classé au patrimoine mondial dès 1980 pour sa faune emblématique éléphants, girafes du Nord, hippopotames , le parc a connu un parcours heurté. Inscrit une première fois sur la liste rouge en 1984, il en avait été retiré en 1992 après la remontée des effectifs de rhinocéros blancs du Nord. Il y est retourné en 1996, en raison du braconnage intensif et des incursions de groupes armés. L’UICN relève aujourd’hui des « améliorations importantes », notamment grâce à la surveillance aérienne et à la mobilisation des populations locales.

Au-delà du symbole, le retrait de Garamba valide l’idée qu’une gestion partagée, appuyée par des financements et une expertise extérieurs, peut produire des résultats dans un contexte sécuritaire difficile.

Loss-Adonis


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