Les activités de la compagnie pétrolière Perenco, seul producteur de pétrole en République démocratique du Congo, exposent les populations vivant à proximité de ses installations à de graves risques de pollution et de santé publique. C’est ce qu’affirme Human Rights Watch (HRW) dans un rapport rendu public, appelant ainsi les autorités congolaises à faire preuve de transparence en publiant les résultats de l’audit environnemental mené sur les activités de cette entreprise.
Selon l’organisation de défense des droits humains, les opérations de Perenco sont marquées par le torchage de gaz, le brûlage de déchets pétroliers ainsi que des fuites de pétrole provenant des puits et des pipelines. Ces pratiques contribueraient à la pollution de l’air, des sols et des cours d’eau, avec des conséquences préoccupantes pour les communautés riveraines.
L’ONG rapporte aussi qu’en décembre 2024, le gouvernement congolais avait commandé un audit environnemental sur des activités de la compagnie après des signalements. Mais aucune information n’a filtré sur le calendrier. Human Rights Watch demande « une publication immédiate des conclusions provisoires de cet audit » indique Le communiqué.
En effet, le gouvernement congolais avait commandé en 2024 un audit environnemental des activités de Perenco, mais “n’avait pas fourni de calendrier pour la publication du rapport d’audit final, ni publié de conclusions provisoires”, selon HRW, qui l’appelle à “divulguer toutes les données de surveillance environnementale”.
Et d’ajouter :« Les communautés ont le droit de connaître l’étendue de la pollution dans leur environnement et les risques qu’elle représente pour leur santé », a déclaré Agathe Bounfour, chercheuse principale sur les combustibles fossiles à Human Rights Watch.
Par ailleurs , l’organisation demande aux autorités de publier sans délai les résultats de l’audit ainsi que les données sur la qualité de l’air, de l’eau et des sols.
Face à des accusations de Human rights Watch, Perenco conteste l’ensemble de ces accusations. L’entreprise affirme que ses activités ne provoquent pas de pollution de l’air, des sols ou des eaux susceptibles d’affecter la santé des populations.
Human Rights Watch évoque également des déversements de pétrole dans les sols et les rivières, susceptibles d’exposer les populations à des hydrocarbures, des métaux lourds et d’autres substances toxiques. Des études indépendantes réalisées en 2013 et en 2025 auraient déjà documenté une importante contamination environnementale dans cette zone.
Les chercheurs ont également analysé des images satellites, des photographies et des vidéos géolocalisées recueillies dans la région de Muanda, où se concentrent les activités de Perenco.
La Rédaction










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