Conférence sur les hydrocarbures : la FEC s’engage à faire appliquer les résolutions de cette première édition

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La Fédération des entreprises du Congo, FEC, prend l’engagement de veiller à la mise en œuvre des recommandations issues de sa première Conférence sur les hydrocarbures. La clôture des travaux est intervenue le jeudi 24 juillet 2026 à l’hôtel Karavia, après 48 heures de débats.

Près de 200 personnes ont pris part à cette première édition. Chefs d’entreprises, experts, régulateurs et représentants du gouvernement ont débattu pendant deux jours sous le thème « Le pétrole, véritable colonne vertébrale de l’économie nationale ».

La deuxième journée a été consacrée à d’intenses 𝘁𝗿𝗮𝘃𝗮𝘂𝘅 𝗲𝗻 𝗮𝘁𝗲𝗹𝗶𝗲𝗿𝘀 𝗿𝗲́𝘂𝗻𝗶𝘀𝘀𝗮𝗻𝘁 𝗲𝘅𝗽𝗲𝗿𝘁𝘀 𝗱𝘂 𝘀𝗲𝗰𝘁𝗲𝘂𝗿 𝗽𝘂𝗯𝗹𝗶𝗰 𝗲𝘁 𝗽𝗿𝗶𝘃𝗲́.
Ainsi, d𝗲𝘀 𝗮𝘁𝗲𝗹𝗶𝗲𝗿𝘀 𝗮𝘅𝗲́𝘀 𝘀𝘂𝗿 𝗹’𝗮𝗰𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗲𝘁 𝗱𝗲𝘀 𝘀𝗼𝗹𝘂𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗽𝗿𝗮𝗴𝗺𝗮𝘁𝗶𝗾𝘂𝗲𝘀 avec des
réflexions articulées autour de trois axes clés :
-𝗖𝗮𝗱𝗿𝗲 𝗿𝗲́𝗴𝗹𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁𝗮𝗶𝗿𝗲 : Ici, l’accent était mis sur la digitalisation des titres, la régulations des infrastructures et le réajustement des écarts de la parafiscalité.
-𝗣𝗿𝗼𝗰𝗲́𝗱𝘂𝗿𝗲𝘀 𝗱𝗼𝘂𝗮𝗻𝗶𝗲̀𝗿𝗲𝘀 : qui doivent passer par le renforcement des contrôles sur le terrain, déploiement d’agents dans les entrepôts, escorte accrue des camions-citernes et création d’un laboratoire indépendant.
-𝗔𝘀𝘀𝗮𝗶𝗻𝗶𝘀𝘀𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝘂 𝘀𝗲𝗰𝘁𝗲𝘂𝗿 : Recensement des entreprises, création d’un stockage public de grande capacité (Sakania & Kasenga), sécurisation des documents aux frontières et interdiction du commerce de détail aux fournisseurs étrangers.

Le président provincial de la FEC Haut Katanga, Patrick Muland, a dressé un diagnostic sévère du secteur. Il a dénoncé les opérateurs fictifs, les déchargements en vrac non conformes, le manque de traçabilité et le « coulage » des recettes publiques lié aux exonérations excessives.

Pour remédier à ces dysfonctionnements, la FEC propose une réforme en trois points. Il s’agit de sécuriser les revenus de l’Etat, de garantir la viabilité des investissements et d’instaurer une synergie entre l’administration des hydrocarbures, MAMO et la DGDA. Selon Patrick Muland, cette coordination est « la seule solution capable d’éradiquer définitivement les opérateurs fictifs ».

La fédération demande aussi la révision de la structure des prix. Elle estime que la pression parafiscale actuelle encourage la fraude. Elle rappelle que depuis la réforme de 2025, le secteur minier paie le prix réel du carburant tandis que la consommation domestique bénéficie d’un prix gelé.

Rappelons également que les différentes interventions de la cérémonie de clôture ont scellé la synergie public-privé :
D’abord, 𝗣𝗮𝘁𝗿𝗶𝗰𝗸 𝗠𝘂𝗹𝗮𝗻𝗱, Président Provincial de la FEC/Haut-Katanga, a salué la qualité des échanges et réaffirmé l’engagement du secteur privé à accompagner ces réformes.

Ensuite, l𝗲 𝗖𝗼𝗻𝘀𝗲𝗶𝗹𝗹𝗲𝗿 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗠𝗶𝗻𝗶𝘀𝘁𝗿𝗲 𝗱’𝗘́𝘁𝗮𝘁, 𝗠𝗶𝗻𝗶𝘀𝘁𝗿𝗲 𝗱𝗲𝘀 𝗛𝘆𝗱𝗿𝗼𝗰𝗮𝗿𝗯𝘂𝗿𝗲𝘀, a souligné l’importance de ces recommandations pour la souveraineté énergétique du pays.

Enfin, l𝗲 𝗗𝗶𝗿𝗲𝗰𝘁𝗲𝘂𝗿 𝗱𝗲 𝗖𝗮𝗯𝗶𝗻𝗲𝘁 𝗱𝘂 𝗩𝗣𝗠, 𝗠𝗶𝗻𝗶𝘀𝘁𝗿𝗲 𝗱𝗲 𝗹’𝗘́𝗰𝗼𝗻𝗼𝗺𝗶𝗲 𝗡𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝗮𝗹𝗲, a officiellement clos les travaux en insistant sur la mise en œuvre rapide des solutions proposées.

Les autorités ont répondu présentes à la conférence. Étaient notamment représentés le Vice-Premier Ministre de l’Economie par son Directeur de cabinet, Albert Kasongo Mukonzo, et la Ministre d’Etat aux Hydrocarbures par son Conseiller. Cette dernière, en mission en Angola, avait souhaité reporter la rencontre.

La fédération a salué le travail de ses commissions. Elle a particulièrement remercié Joseph Twite, président de la Commission provinciale des hydrocarbures, ainsi que les délégations de MAMO et de la DGDA venues de Kinshasa pour leur expertise technique.

En clôture, Patrick Muland a annoncé la tenue de la prochaine édition à Kolwezi. « Nous irons au cœur de la réalité opérationnelle du secteur minier afin de transformer nos résolutions en actions concrètes », a-t-il déclaré.

Cette première édition réussie a posé les jalons d’un marché des hydrocarbures plus transparent, structuré et moteur de l’économie nationale.

La Rédaction


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