Conférence sur les hydrocarbures : la FEC plaide pour une régulation plus stricte du secteur pétrolier et le règlement des compensations

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L’hôtel Karavia de Lubumbashi a accueilli la première édition de la conférence sur les hydrocarbures organisée par la Fédération des entreprises du Congo, (FEC) Haut Katanga, le jeudi 23 juillet 2026. Intitulée « Le pétrole, véritable colonne vertébrale de l’économie nationale », cette rencontre vise à poser les bases d’un dialogue plus étroit entre l’Etat et les opérateurs privés.

Patrick Muland, président de la FEC Haut Katanga, est revenu sur la situation qui met en péril l’équilibre du secteur. « Cette fragilité pèse directement sur la sécurité énergétique et, par ricochet, sur l’économie et le pouvoir d’achat », a-t-il souligné lors de son discours d’ouverture.

La FEC dresse un bilan contrasté

Dans la zone sud, les investissements se sont multipliés ces dernières années. _ »Plus de 30 entrepôts construits, une capacité de stockage qui dépasse désormais 100 000 mètres cubes, plus de 150 opérateurs actifs et 360 points de service recensés », a indiqué Patrick Muland.

Ce qui se traduit, selon la fédération, par une hausse spectaculaire de la consommation. Il atteint aujourd’hui près de 200 000 mètres cubes, contre une moyenne de 70 000 mètres cubes par mois en 2018.

Derrière cette croissance, la FEC pointe toutefois des dysfonctionnements structurels. Patrick Muland dénonce un « coulage » des recettes publiques lié à des facilités douanières accordées de manière jugée excessive. La fédération évoque également la persistance d’opérateurs sans siège officiel, des déchargements en vrac non conformes aux procédures et des problèmes de traçabilité qui compliquent le contrôle.

Cette conférence intervient un an après une réforme singulière

En effet, en 2025, les autorités congolaises ont instauré une double tarification : le secteur minier est passé à la vérité des prix, tandis que la consommation domestique est restée sous régime de prix gelé afin de protéger le pouvoir d’achat.

Ce dispositif, jugé nécessaire, repose selon la FEC, sur trois piliers : la certification régulière et le paiement des pertes et manques à gagner par l’État, un contrôle douanier renforcé pour lutter contre les produits non marqués, et une meilleure coordination entre les administrations concernées.

La Rédaction


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