Très bientôt, à l’instar du secteur minier, la RDC aura un cadastre énergétique. La directrice générale de ARE, Autorité de Régulation du secteur de l’Électricité, Soraya Aziz Moto l’a annoncé ce vendredi 22 mai 2026 lors d’un panel sur l’énergie en marge de la 7 e édition de Katanga Business Meeting.
Dans une interview accordée à quelques médias à l’issue de son intervention, Mme Soraya a clairement expliqué ce qu’il faut comprendre par cadastre énergétique.
D’après elle, le concept de cadastre énergétique est inspiré du cadastre minier.
« Tout le monde sait qu’un cadastre est une cartographie qui indique clairement où se trouvent les ressources ou le potentiel disponible. Sur cette carte, on peut voir les différentes licences déjà attribuées ainsi que celles qui restent disponibles. On peut aussi savoir à quel moment une licence sera attribuée et selon quelle procédure » a-t-elle expliqué.
En effet, le secteur de l’énergie en République Démocratique du Congo ne dispose pas d’un « cadastre énergétique » centralisé similaire au Cadastre Minier. À la place, le gouvernement s’appuie sur des outils de cartographie et de planification tels que l’Atlas énergétique de la RDC et l’Atlas des énergies renouvelables en RDC, développés pour évaluer le potentiel et orienter les investissements.
Comprendre le cadastre énergétique
1° Cadastre énergétique comme cartographie
Par cadastre énergétique, il s’agit de rassembler toutes les études existantes, toutes les données relatives à l’offre et à la demande d’énergie, puis les intégrer dans une carte interactive.
« Grâce à cette plateforme, il sera possible de cliquer sur une zone précise pour savoir s’il y a déjà un opérateur actif, si une licence de production a été accordée mais pas encore celle de commercialisation, ou encore quelles capacités restent disponibles. En d’autres termes, il s’agira d’une cartographie dynamique et en temps réel du secteur énergétique » a précisé Mme Soraya Aziz Moto.
2° Castre énergétique comme interface
Au-delà d’être un outil de planification, cette plateforme constituera aussi une interface directe entre l’ARE et les investisseurs. Elle permettra à un investisseur, en quelques clics, de soumettre sa demande, de téléverser ses documents administratifs ainsi que ses études de faisabilité, de tarification et autres documents techniques.
« De notre côté, en respectant les délais légaux, nous pourrons répondre directement via la même plateforme. Cela permettra de réduire considérablement les délais de traitement, mais aussi de limiter la paperasse et les procédures administratives lourdes.
3° Cadastre énergétique comme attraction des investisseurs : Il offrira aux partenaires techniques et financiers une visibilité claire sur les opportunités d’investissement, notamment pour l’électrification des zones rurales ou le développement industriel.
4° Cadastre énergétique comme catalyseur de transition et efficacité énergétiques : Il servira d’outil de suivi pour améliorer la gestion globale de l’énergie et intégrer de nouvelles solutions renouvelables dans le mix énergétique du pays.
Hormis l’annonce de la mise en place du cadastre énergétique, Mme Soraya est intervenu sur d’autres aspects du secteur énergétique.
A la question, pour ou contre l’interconnexion énergétique de la RDC avec ses voisins, la DG de ARE approuve cette idée soulevée lors d’un des panels de KBM
« Aujourd’hui, nous vivons dans un monde totalement interconnecté. Nous ne pouvons plus continuer à fonctionner en silo. Cette interconnexion permettra de résorber rapidement le déficit énergétique, surtout dans le secteur minier.
Zoulou










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